Soirée de clôture de ma Ville en Fête @ Guilherand Granges, le 22/06/13

Après le concert de They Call me Rico le vendredi, la soirée du samedi qui clôture Ma ville en Fête fut très chargée et surtout très intéressante. La ville a marqué le coup. A 19h place des muses, les festivités ont commencées par un concert de fin d’année de l’école de musique de Guilherand Granges. Je les suis régulièrement pour le Dauphiné Libéré et je pense pouvoir dire que c’est une très bonne école ! Nous commencerons donc avec l’orchestre junior !

DSCN1317Très jeunes, ces musiciennes en herbes ont interprétées divers petits morceaux et comptines de l’enfance. Très simple, mais bien réalisé. C’était sympathique comme tout ! De quoi passer un agréable moment et d’imaginer un avenir prometteur à ce petit orchestre ! Petit extrait :

DSCN1335Et là on passe directement à LA surprise de ce concert. Il s’agit d’un des groupes de musiques actuelles de l’école de musique. Composé d’un guitariste, d’un bassiste, de deux pianistes, d’une batteuse et d’une chanteuse/saxophoniste, j’avoue qu’après le groupe précédent qui n’était pas au point, je ne m’attendais pas à ça. Ces petits jeunes sont très talentueux, on sent une osmose dans le groupe. La batteuse est très calée rythmiquement, les guitaristes et bassistes sont bons, comme les pianistes. Mais la révélation, c’est surtout cette petite chanteuse. Pétillante et souriante. Elle chante très bien, a un joli timbre et a, en plus de ça, une seconde corde à son arc, puisqu’elle est également saxophoniste. Déjà entendue précédemment lors d’un concert de l’école de musique, elle nous réserve bien des surprises ! Les reprises de leur setlist étaient toute très bien réalisées. Généralement dans un style pop anglaise. C’était très très agréable. Mais je vous laisse découvrir par vous même :

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Vient alors le tour du deuxième concert de la soirée. On passe au niveau au-dessus, puisqu’il s’agit du groupe grenoblois confirmé No Mas la Banda qui a prit possession de la scène installée place mercure ! Proposant de la musique latino pêchue et très dansante, ce groupe est composé de Mélanie Martel au chant lead, de Claire Martel au piano et au chœur, de Benjamin Sanchez aux timbales, de Sophie Boucher à la basse, de Peter Scalisi aux congas et bongos, de Sophie Martel au saxophone et aux chœurx et de Claude Gomez à la trompette et aux chœurs. D’ordinaire, je ne suis pas très sensible à ce genre de musique, mais je suis obligée de reconnaître que là, c’était très bien fait. La place Mercure s’est remplie tout au long de leur set, pour être remplie a 22h30. Le public a dansé, c’était vraiment un moment très agréable. Leur musique est dynamique et les voix sont très belles. C’est excellent dans son domaine.

DSCN1452Nous arrivons à la dernière partie de la soirée : le spectacle son & lumière qui sera suivit d’un feu d’artifice. Il s’agit de Page Blanche de la compagnie Lucamoros. Ce spectacle prend la forme d’un immense échafaudage, composé de neufs plaques qui ont été peinte, gravées, et défaite en direct par une demi-douzaine de peintre chanteurs. Un pied de nez au monde actuel pollué visuellement par la publicité, page blanche est une performance graphique impressionnante, revenant sur les éléments forts de l’histoire, concernant l’image et son rapport aux hommes à travers le temps. On commence par le monde aborigène pour terminer dans le monde moderne. Les peintres-chanteurs sont accompagnés par un musicien chef d’orchestre, qui les accompagneras tout au long du spectacle. C’est très intense, on en prend plein la vue, l’échafaudage devenant tantôt une page de bande dessiné, tantôt une grande fresque, c’était visuellement réussi et les chanteurs sont très dynamiques, malgré leurs origines diverses, leur message est clair. Politiquement engagé, il n’a laissé personne indifférent, certains ont été conquis, d’autres n’ont pas comprit le message. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était un joli spectacle avec une imagerie forte, même si le côté politique n’est pas exactement ce que j’ai préféré. C’est un tout. Un moment agréable à voir, même s’il peut être déroutant. J’ai filmé quelques extraits pour que vous puissiez visualiser un peu. Malheureusement, vu l’intensité de la soirée, je n’avais plus de batterie ni sur mon appareil, ni sur mon téléphone, ma vidéo n’est donc pas très complète. Le feu d’artifice qui a suivit, quant à lui était décevant. Extrêmement court, en quelques minutes, lorsque l’on pense que le show commence enfin, on se rend compte que c’est déjà le bouquet final. En bref, cette soirée fut pleines de surprises majoritairement bonne et la ville de Guilherand Granges a vraiment fait un joli travail pour offrir de belles fêtes de l’été à ses habitants.

 

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They Call me Rico @ Ma ville en fête, Guilherand Granges – le 21/06/13

DSCN1267Dans le cadre des festivités pour clôturer l’année et fêter le début de l’été, la mairie de Guilherand Granges a organisé, tous les soirs durant une semaine des manifestations places des muses sous le nom de « Ma ville en fête ». Je me suis occupée du vendredi et du samedi. Et en cette soirée de fête de la musique, c’est le Québécois Frédéric Pellerin, alias Rico, qui est venu présenter les chansons de son One man Band « They Call me Rico » (dans lequel il chante, fait de la guitare, des percussions et de l’harmonica) accompagné du lyonnais Charlie Glad (claviers et violon), qui joue avec lui lors de sa tournée. Proposant un son blues/folk/country électrique à l’américaine, il a su conquérir le public de la commune qui est venu en masse pour l’occasion. En plus de ses propres compositions, Rico et Charlie ont proposés des reprises des grands standards du blues et ce vibrant hommage à leurs inspiration a su plaire et toucher les spectateurs. Ses compositions sont rythmées, sa voix est puissante, c’est une magnifique découverte à laquelle je ne m’attendais pas. Le public a demandé des rappels auxquels ont fait honneurs les deux musiciens. Venu de Montréal, Rico après ce magnifique show et reparti sillonner les routes de France en compagnie de Charlie pour une petite tournée française.

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L’utilisation du Bottleneck est très efficace. La voix de Rico est belle. Très rythmé. C’est une bonne prestation. Le spectateur en prends plein les oreilles et en redemande. Surtout lorsqu’il voit le plaisir prit sur scène par les musiciens.

Rico dévoile ici une autre facette de son talent. Tout à l’heure sa voix était dans la puissance, ici elle est plus dans la subtilité, la sensualité et l’émotion. C’est donc un artiste capable de toucher à tout une gamme d’émotion. Jouant en plus de ça de la guitare, des percussions et de l’harmonica. C’est très époustouflant.

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A : Quel était votre projet They call me Rico ?
R : J’ai longtemps été sur les routes avec Madcaps. Ce que je voulais, c’était revenir à du solo, avec comme envie de faire un orchestre de blues À A la base, il s’agit d’un one man band (groupe d’une seule personne), interprétant des reprises, mais aussi des compositions de blues.

A : Quel a été votre parcours musical ?
R : Cela fait une quinzaine d’année que je suis vraiment dans la musique. Avec Madcaps à Montréal, entre autre. Mais depuis trois ans, j’essaye vraiment de me concentrer sur They call me Rico. A Lyon, j’ai rencontré Charlie Glad, qui joue du violon et du piano, du coup on joue ensemble. J’ai enregistré deux albums et là nous allons partir en tournée en France à Saint-Étienne, Vienne, Grenoble… C’est super.

A : Comment avez-vous trouvé le public Guilherandais Grangeois ?
R : Le public est très poli. Il écoute, mais les applaudissements étaient sincères et généreux. Alors je pense qu’ils ont aimé. C’était très sympa ce soir.