Promenons nous dans Amiens. Du 07/06 au 12/06.

Bonjour à tous !

Je sais que j’ai passé presque deux mois sans écrire le moindre article… Je suis désolée. J’ai été très prise, mais là de nouvelles entrées devraient arriver très vite pour combler mon retard ! Je commence donc, par le premier événement marquant de ces vacances pour moi. Un voyage dans une ville que je ne connaissais pas. Un voyage à Amiens.

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La gare d’Amiens a été conçue par Auguste Perret en 1941 dans le cadre d’un projet architectural global du quartier de la gare. Celle-ci avait été détruite lors de la seconde guerre mondiale. Les travaux ont commencé en 1955 et se sont achevés en 1958. En 2006, elle a connu des travaux de modernisation qui se sont achevé en 2011/2012.

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Lorsque vous sortez de la gare, vous tombez nez à nez avec cette immense tour. Elle est un des symboles forts d’Amiens. Il s’agit d’un immeuble résidentiel de 27 étages. Conçue par Auguste Perret en 1942, dans le but de reconstruire la place Alphonse-Figuet et la gare d’Amiens, après la seconde guerre mondiale. Initialement, elle n’était pas censé être habitable. Les travaux réalisés par l’entreprise Perret-Frères (Auguste, Gustave et Claude) et l’entreprise Bouvet d’Arras, ont commencé en 1948 et se sont achevés en mars 1952.   L’intérêt fort de la Tour Perret, c’est son utilisation étonnante du béton armé, mais elle finira par être abandonnée sept ans, jusqu’à ce que l’architecte François Spoerry en fasse un immeuble d’appartements et bureaux. Depuis, elle a connu quelques rénovations, pas forcément en accord avec ce qu’aurait voulu Auguste Perret (notamment en ce qui concerne l’embellissement et l’ajout d’un sablier en verre), mais désiré par la copropriété. Elle qui mesurait 104 mètre initialement, en mesure 110 aujourd’hui, ce qui fait qu’elle a été longtemps la plus haute tour d’Europe de l’Ouest.

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Je commencerai par vous présenter les différents édifices religieux que j’ai vu lors de ma visite. Le Nord de la France était connu pour être très croyant. Amiens fait donc parti de ses villes où on peut trouver de très nombreux édifices religieux, majoritairement dans un style gothique/néogothique. Ci-dessus, il s’agit de la chapelle de l »Ecole du Sacré-Coeur. Construite en 1868, elle a été fondée par Madeleine-Sophie Barat comme berceau de sa congrégation, elle a été conçue par Paul et Victor Delefortrie (architectes), Louis Duthoit (sculpteur) et Gérard Ansart (maître verrier) et est placée comme monument historique. Au niveau des décorations, cette chapelle est orné de sculpture et vitraux. Malgré sa construction tardive, cet édifice religieux ne dénote pas avec la majeur partie de ceux de la ville, les arcs pointus, l’idée de verticalité et de longueur, ses gargouilles ainsi que ses rosaces rappellent l’architecture gothique, mais sa date de construction prouve bien qu’il s’agit de Néogothique.

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L’Eglise Saint-Anne d’Amiens est une église dont la façade est de style néoroman (les arcs sont bien rond, comme la rose (tandis que l’intérieur est de style néogothique)), elle appartient à la Congrégation de la Mission fondée en 1625 par Vincent de Paul. Cette congrégation s’installa à Paris en 1631 dans l’ancienne léproserie de Saint-Lazare, ce qui fait que l’on donne le nom de lazariste à ses membres. L’église avait été construite en 1835 par l’architecte François-Auguste Cheussev, avant d’être démolie en 1866 lors de la construction de chemin de fer. C’est Pierre Charles Marie Aubert, curé de la paroisse qui demanda à l’architecte Victor Delefortrie (le même que celui de la chapelle de l’école du Sacré-Coeur), de faire les plans de cette église. Elle est inscrite comme monument historique.

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Je vous présente l’ovni qui m’a le plus étonné de tous les édifices religieux que j’ai vu à Amiens. Détonnant particulièrement avec le reste des églises, chapelles, cathédrale et autre, je vous présente l’Eglise Saint Honoré. Dédiée à Saint Honoré (vivant vers 600), patron des boulangers et des pâtissiers qui fut le huitième évêque d’Amiens, cette église remplace l’ancienne qui a été détruite en mai 1940. Elle a été construite en 1957 par les architectes Paul Tournon et Marcel Gogois, l’entrepreneur Pasquet, le mosaïste Tournon-Branly et le verrier Joseph Archepel. Au niveau de la forme, elle a été inspirée des plans du pavillon pontifical de l’exposition universelle de 1937, c’est particulièrement flagrant, mais avec l’ajout d’une tour, qui fait que l’église se voit de loin. Mais LA chose qui change et étonne, c’est cette grande mosaïque en façade, réalisée par Tournon-Branly, sur laquelle on peu voir les quatre « races » (comme pensé à l’époque), les noirs, les blancs, les jaunes et les rouges. Tous placés sous le même soleil au-dessus duquel on peut voir, ce qui s’apparente à la main de Dieu. En plus de ça. On peut voir qu’ils sont également placé sous l’alpha et l’omega. Les deux extrêmes de l’alphabet grec. Comme si à travers les quatre « races » les hommes détenaient la connaissance universelle. C’est très intéressant et très troublant, surtout dans une ville où la plupart des édifices religieux sont de style ancien (ou inspiré du style ancien).

Le pavillon pontifical de l’exposition universel de 1937.

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Voici l’Eglise Saint Rémi d’Amiens. A quelques pas de la mairie, cette église était auparavant aussi doté d’un couvant. Elle datait du XVème siècle et était l’église des Cordeliers (des franciscains dont le nom vient de la corde à trois noeuds qu’ils utilisaient comme ceinture).  Sous la révolution, cette église fut détruite pour être reconstruite ici, dans la rue à laquelle elle a donné son nom. A la demande de Louis Eugène Debeaumont, le curé de la paroisse et sur les plans de l’architecte Paul Delefortrie. Frère de Victor Delefortrie, la construction a commencé en 1889, mais elle due être arrêtée en 1891, à cause de son coût élevé. Si bien que seuls le choeur et le transept (partie transversale qui coupe la nef pour former la croix) avaient été construit. Puis les orgues ont été ajoutées en 1900. Enfin, Pierre Ansart fini par édifier la sacristie. Cette église est classée monument historique. De style néogothique, elle est très détaillée et frappe par sa grandeur et sa rosace.

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Je n’ai pas eu le temps de prendre plus joliment cette église en photo, on devait venir me chercher. Il s’agit de l’église Saint-Germain-l’Écossais. Cette église catholique est une des trois plus anciennes de la ville. Dédiée à Saint Germain l’Ecossais, elle a été construite entre 1455 et 1490 après la Guerre de Cent Ans. Elle était le siège de plusieurs confréries. Lors de la seconde guerre mondiale, elle a connue de nombreuses dégradations, mais elle a depuis été restaurée, elle est classée monument historique. C’est une église de type gothique flamboyant.

Je finirais mon tour des édifices religieux d’Amiens, par le meilleur. La cathédrale Notre-Dame d’Amiens. Il s’agit de la plus vaste cathédrale de France, son volume intérieur est d’environ 200 000 m3. Elle est l’archétype du style gothique classique, mais elle continent aussi des éléments d’autres styles tel que le gothique rayonnant (au niveau du chevet) et du gothique flamboyant (pour sa grande rosace, sa tour nord, et les stalles). Sa longueur est de 145m et sa hauteur sous voûte est de 42,30 mètre. On a, grâce à ses proportions gigantesque, une impression de longueur assez impressionnante. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’actuelle cathédrale, se trouve sur un emplacement où plusieurs sanctuaires ont été édifié à travers l’histoire. Le premier date de la fin du IIIème siècle, à l’époque Gallo-romaine. Et au cours des neufs siècles qui suivirent, plusieurs cathédrales furent construite, mais elles furent réduite en cendre par les incendies, comme en 850, en 1019 ou encore en 1107. Alors une église romane fut bâtie en 1152. Le 17 décembre 1206, Wallon de Sarton, un croisé picard, chanoine de Picquigny, a réussi à subtiliser la sainte relique du crâne de Saint Jean-Baptiste lors du pillage de Constantinople lors de la croisade en 1204 et l’a ramené à Amiens. Reçu par l’évêque Richard de Gerberoy, cette relique est devenue très rapidement un objet de pèlerinage et de nombreux princes français et étrangers sont venus l’honorer. Mais elle attire aussi et surtout, des gens atteints de surdité, de mutisme, de cécité et d’épilepsie. Si bien que rapidement, la cathédrale romane fut trop petite. En 1218, la foudre s’abat sur la flèche de la cathédrale, ce qui met le feu aux charpentes, puis au toit et rapidement, l’édifice s’effondre, en flamme.  Du coup, l’évêque Evrard de Fouilloy décide de reconstruire une nouvelle cathédrale, plus vaste et plus belle que l’ancienne, mais ce qu’il veut par dessus tout, c’est qu’elle soit inégalée par tous les autres édifices religieux de l’histoire de la chrétienté. Il fallait également que cette cathédrale, puisse être comme un livre de pierre, à travers son iconographie, pour l’apprentissage de la religion au peuple chrétiens, fortement touché par l’illettrisme. L’architecte choisi pour réaliser cet exploit fut Robert de Luzarches. Le début des travaux datent du premier tiers du XIIIème Siècle. Dans les années 1220-1230, les trois portails de l’immense façade occidentale furent construit. Pour pouvoir construire une cathédrale de 145 mètre de long et de 70 de large au niveau du transept, il a fallut déplacer l’enceinte ainsi que les remparts de la ville, ce qui fut fait entre 1190 et 1193. Mais ces déplacements furent à l’origine de la destruction de l’église Saint-Firmin-le-Confesseur, ainsi que de l’Hôtel-Dieu. Les travaux commencèrent par la nef (partie allant de l' »entrée » au début du transept). Amiens, sous le règne de Philippe-Auguste était très prospère, grâce au commerce de pastel de teinturiers (pour les draps), ce qui fait que de très nombreux donateurs, ainsi que la richesse de l’évêché permis le financement de ce projet hors-norme. A la mort de Robert de Luzarches et d’Evrard de Fouillov en 1222, c’est le nouvel évêque Geoffroy d’Eu et l’architecte Thomas de Cormont qui reprirent en main les travaux qui, grâce aux importants dons, avançèrent rapidement. En 1228, les murs de la nef atteignaient déjà le niveau des voûtes. Renault de Cormont succéda alors à son père en tant que maître-d’oeuvre et la nef fut achevée vers 1230. Geoffroy d’Eu mourut vers 1236, à ce moment là, la grande façade s’élevait déjà jusqu’au-dessus de la rosace et la base du transept était construite. C’est alors le nouvel évêque Arnoult qui s’attela à la création du coeur, et les chapelles rayonnantes furent construites. Pourtant, vers 1240 les travaux durent ralentir, car le budget était épuisé. Le déambulatoire pu tout de même être achevé et Arnoult y fur inhumé en 1247. L’évêque qui lui succéda, Gérard de Coucy, ne se soucia que peu des travaux, qui, par conséquent, n’avancèrent quasiment pas entre 1247 et 1258. Mais un incendie détruisit les chapelles absidiales ce qui remotiva les troupes et les donateurs. Les travaux reprirent donc jusqu’en 1269 et le choeur fut terminé. La cathédrale gothique était alors opérationnelle, même si les tours n’étaient pas achevées. Vingt ans plus tard, l’évêque Guillaume de Mâcon fit s’élever une flèche et fit diverses modifications au niveau du choeur et du chevet. Les travaux terminèrent en 1288. C’est cette année là que le labyrinthe fut créé, toujours par Renault de Cormont. C’est donc cette date qui est retenue pour la fin de la construction de la cathédrale, même si les tours de la façade occidentale n’étaient pas terminée. Ainsi, la cathédrale d’Amiens a été construite en 68 ans, ce qui lui donne une unité architecturale rare.

Mais depuis, de nombreuses choses ont été apportées. De 1290 à 1375, on construisit les chapelles latérales de la nef, elles sont au nombre de onze. La tour sud de la cathédrale fut achevée en 1366. La tour nord en 1375 (ils durent construire une contre butée à cause du terrain en déclivité). En 1385, la cathédrale connu le mariage de Charles VI et d’Isabeau de Bavière. En 1402, la tour nord fut enfin couronnée. Et lorsqu’en 1470 le duc de Bourgogne Charles le Téméraire décida de s’emparer d’Amiens, il fut tellement ébloui par la cathédrale qu’il ordonna à ses troupes de ne pas tirer sur le bâtiment.

En 1498, Pierre Tarisel, le maître  des ouvrages de maçonnerie s’aperçoit que la cathédrale risque de s’écrouler, c’est pourquoi, des travaux d’urgences furent opérés pour consolider les arcs-boutants de la nef et du transept. De plus, il cercla presque tout l’édifice d’un chaînage en fer d’Espagne, ce qui sauva la cathédrale d’une destruction certaine et la rendit encore plus robuste. Les travaux prirent un an.

De 1508 à 1519, les sublimissimes stalles du choeur furent créées. Elles étaient 120 à l’époque, il n’en reste plus que 110 aujourd’hui. En 1528, la flèche de la cathédrale fut détruite par la foudre, celle-ci a été reconstruite, elle atteint 112,70 mètre de haut. Au XVIème siècle, sous l’ordre du maire, on refit la rosace occidentale dans le style gothique flamboyant. Au XVIIIème siècle, de nombreuses choses furent également refaite, la décoration du coeur, l’installation d’une grille rocaille de Jean Vevren.. Le tout fut terminé en 1768, mais faute de moyen, l’entretien de la cathédrale fut négligé. Sous la révolution, les Amiénois réussirent à préserver la cathédrale, qui du coup, ne souffrit que très peu de la révolution. Elle fut alors transformée en temple de la Raison et de la Vérité.

Depuis, de nombreuses modifications ont encore été effectuées. La cathédrale fut restaurée pendant 25 ans au XIXème Siècle,  par Eugène Viollet-le-Duc qui apporta de nouveaux éléments. En 1915 les trois portails de la façade ainsi que le portail de la Vierge dorée furent recouverts d’un coffrage de sacs de terre ce qui limita les dégâts pendant la guerre. En juillet 1918, lors de la dernière offensive allemande, elle tomba sous le feu des troupes impériales. Mais le Pape Benoît XV demanda à ce que les Allemands cessent d’attaque ce site. Du coup, elle fut sauvée. Enfin, en mai 1940, alors que les bombardements allemands touchèrent grandement la ville, la cathédrale, elle, fut quasiment épargnée.

Il est impossible de décrire avec justesse l’intérieur de la cathédrale. C’est pourquoi j’ai pris de nombreuses photos et vidéos. Mais même en y passant la matinée, il est certain que je n’ai pas tout vu. C’est grandiose. A l’intérieur, on se sent protégé. Il y a énormément de chapelles toutes aussi belles les unes que les autres. Et il y a de très nombreux éléments incroyablement beaux. A commencer par la relique du crâne de Saint Jean Baptiste. Le labyrinthe, les stalles, le choeur, la rosace, ainsi qu’un nombre incroyable de petits éléments qui ajoutent du charme et du mystère à cet incroyable monument. Tout est méticuleusement détaillé, du sol, aux murs, au plafond. Les sculptures sont d’une incroyable finesse tout comme les bas-reliefs. C’est un monument à visiter, à voir et à revoir. La répétition du mot incroyable est volontaire. Parce que lorsque l’on y entre. On oublie le monde extérieur. On est… Ailleurs.

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Je vais maintenant poursuivre cet article par un petit florilège de photos de maisons, de parcs, de monuments dont je n’ai pas forcément les adresses, mais qui participent au charme de cette magnifique ville où l’herbe est verte, et les maisons en briques rouges.

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Petite halte au cirque d’Amiens ! En 1845, la foire traditionnelle qui avait lieu lors de la Saint-Jean, chaque année, place René-Goblet a été transférée place Longueville. Elle recevait, à chaque fois un cirque éphémère qui était mis en place à cette occasion. Du coup, en 1865, une société de cirque qui a vu le jour à cet effet, réclame la construction d’un cirque en dur, qui sera construit en bois par l’entrepreneur Schytte en 1874. Malheureusement, l’entretien onéreux du bois incita la ville à décider de construire un nouveau bâtiment. En 1886, le maire Frédéric Petit demande le début des travaux, qui commencèrent alors. C’est l’architecte Emile Ricquier qui se chargea de la construction et pour se faire, il s’inspire du Cirque d’hiver de Paris, mais il choisit une ossature en fonte, complété par la brique du pays et l’architecte Charles Garnier, réclama le camouflage des armatures avec un enduit imitant la pierre. Avec ses 16 côtés et son diamètre de 44 mètre, il est composé de stalles et de loges, il possède aussi deux machine à vapeur dédiées à l’éclairage électrique et au chauffage central, ce qui est très moderne pour l’époque. Il est un des tout premiers cirque ayant une buvette dès sa construction, ce qui permet de rentabiliser la construction qui fut deux fois plus cher que prévu. Le cirque a été inauguré le 23 juin 1889, par le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, pour l’ouverture de la foire de la Saint Jean et le centenaire de la révolution française. Malheureusement, la toiture fut endommagée par un obus en 1916. Mais elle fut réparée. Depuis, le cirque a accueilli de très nombreux spectacles. Il s’agit du plus vaste cirque de province, comportant 3000 places. Il fut rénové en 2003 et porte désormais le nom de Cirque Jules Verne.

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Juste parce que je n’ai jamais vu ça par ici… Et que je trouve ça génial pour les enfants !

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Petite pause à St Leu by night ! (désolée pour la qualité de la dernière photo..) Située au pied de la cathédrale et parcouru par des canaux sur lesquels ont lieu les hortillonnages, ce quartier est le quartier étudiant, dans lequel de nombreux bar et restaurant sont ouvert. C’est l’endroit de la fête. Très convivial. A l’origine, il s’agissait du quartier pauvre d’Amiens où se regroupaient tanneurs, bouchers et teinturiers. Sur l’eau, vous trouverez « L’homme sur sa bouée » de Stephan Balkenhol, installé en 1993. Cette sculpture en bois de chêne est haute de deux mètre de haut, elle se trouve à proximité du pont qui relie le centre d’Amiens au quartier Saint Leu.

20130608_134540 20130608_134740Et voici le Beffroi d’Amiens ! Situé place au Fil, dans le centre-ville d’Amiens. Il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco. Mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale d’Amiens en 1244, il remonte a la création de la ville, sous le roi Louis VI Le Gros en 1113. Et elle fut reconnue par l’évêque Geoffroy. Même si, le comte d’Amiens Enguerrand de Boyes et son fils Thomas de Marle refusèrent de reconnaître la commune. Ce qui mena à une intervention militaire du roi, opposant le roi à ses opposants retranchés dans le Castillon (forteresse de l’époque romaine). Louis VI vint lui même donner l’assaut en 1115, mais blessé, il se retira et le siège de la forteresse dura deux ans. En 1117, le Castillon fut détruit et on érigea le Beffroi à la place. Il fut reconstruit au début du XVème Siècle (1406-14010), il symbolisait l’indépendance de la commune. Il servait de lieu de réunion aux notables de la ville, puis de salle d’archives, de magasin d’armes et de prison. Il liait les Halles et l’arrière de l’Hôtel de ville et sonnait chaque heure de la journée. Mais le 13 août 1562, il connu un incendie avant d’être reconstruit et de retomber sous les flammes le 16 avril 1742. Sa réparation débuta en 1749, mené par l’architecte Beffara, il donna au beffroi l’aspect qu’il a aujourd’hui. La grosse cloche Marie-Firmine fut fondue en 1748, mais le 19 mai 1940, sous la seconde guerre mondiale, Amiens fut bombardée et le toit du Beffroi prit feu, si bien que la cloche qui pesait 11 tonnes s’effondra et se brisa. Le Beffroi est haut de 52 mètre et a été restauré en 1989.

Nous terminerons cette petite visite d’Amiens par un petit tour au Parc Saint Pierre. C’est un magnifique parc, très vaste, traversé par l’eau. Il est proche des hortillonnages. Il comporte un skatepark, des endroits pour s’asseoir. Il est très vert. Très spacieux et surtout très agréable à découvrir pour une balade ! Mais comme il n’y a pas qu’Amiens dans la vie, cette article s’achèvera avec les photos de quelques églises des petits villages entourant Amiens !

20130610_132447Voici l’église de Rainneville ! Elle remplace une église datant du XVIIème Siècle. De style néogothique, elle fut construite en 1862, grâce à Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville. Son architecte fut Victor Delefortrie (déjà cité plus haut). Ses fondations ont commencée en 1860, le comble fut installé le 28 Juillet 1861 et l’église fut bénite le 15 Juin 1862. C’est une très jolie église.

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L’église de Cardonette a été construite au début du XXème siècle par l’architecte Emile Ricquier (qui a fait le cirque Jules Verne). De style néo-roman et néo-byzantin, avec quelques éléments semblant être empruntés à l’art islamique, cette église a un côté oriental très agréable.

DSCN1199Et enfin. L’ultime. Voici l’église St-Martin de Villers-Bocage. Elle a été bénit le 24 juin 1950 par Monseigneur Roncalli, futur pape Jean XXIII. Elle est inspirée par l’architecture religieuse de l’Italie du Nord. C’est une église agréable. Il est d’ailleurs très intéressant de voir que toutes les petits communes autour d’Amiens possèdent chacune une église, malgré leur petite taille. J’espère que vous avez aimé découvrir Amiens avec moi. Il est clair qu’il n’y a pas tout et que je n’ai pas tout vu. Néanmoins, c’est une ville que je ne connaissais pas et que j’ai véritablement apprécié ! Je recommande a tous ceux qui aiment l’architecture et les grandes étendues vertes comme moi de s’y rendre.

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