Watashi wa Otaku desu ! Japan Expo – 04/07 > 07/07, Parc des Expositions, Paris Nord Villepinte.

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Bonjour à tous !

Un petit clip de Natsuko Asô pour rentrer dans l’ambiance. Du 4 au 7 Juillet, je me suis rendue à la Japan Expo pour sa quatorzième édition. Au programme quatre jours de musique, de jeux vidéos, de mode, mangas, anime.. Bref : le rendez-vous incontournable des otaku ! (Au Japon, un Otaku est une personne qui ne pratique que des activités d’intérieur, refermé sur lui même comme lire des mangas, regarder des animes, jouer aux jeux vidéos et écouter de la Jpop. Par extension, ce terme peut rassembler tous les fans de la « culture » Japonaise (ou du moins, la culture jeune.)). Chaque année, le festival s’agrandit, accueillant à chaque fois de plus en plus de visiteurs. Il s’agit de ma première édition et je savais qu’il s’agissait d’un festival extrêmement commercial (la majeur partie du festival est composée de stand commerçant, proposant souvent des contrefaçons qui plus est. J’avoue avoir été choquée de voir le dimanche soir, des robes à 300€ bradée à 30€.. Avec un panneaux « Dernière démarque ».)). Mais ce qui m’intéressait, c’était les diverses animations qui étaient proposés dans les autres salles (Live House, Scène principale, scène jeux vidéos etc.) et j’ai bien vu qu’il était impossible de faire tout ce que l’on avait prévu : c’est très grand, il fait chaud, la foule est très dense. On est vite fatigué de courir d’un bout à l’autre. Surtout que Japan Expo n’est pas connu pour sa ponctualité et les très nombreux retards faisaient que si deux animations se déroulaient à la suite dans deux endroits différents, souvent, on arrivait lorsqu’elle se terminait, ce qui est assez dommage. Mais il y avait du choix.

Cette Japan expo était donc ma première et j’ai commencé en folie, en faisant les 4 jours d’exposition ! N’ayant pas de points de comparaisons, je ne sais pas si celle-ci était meilleur, ou moins bien que les années précédentes,  mais j’ai franchement été aux anges. Le jeudi, je n’avais pas jeté un oeil au programme, je voulais découvrir, me balader… Et j’ai malheureusement raté l’enregistrement en live du Jtop (classement de musique Japonaise, sur les votes des internautes sur le site de Nolife)…  En arrivant, j’ai assisté à la conférence Namco Bandaï sur la sortie, entre autre, de Saint Seiya Brave Soldiers sur ps3 prévu pour Novembre 2013 !

Bon, ça bouge beaucoup, mais nous étions nombreux dans la foule entre deux stands… Un jeu de combat qui sera sans aucun doute très attendu par les amateurs de la série les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya est le nom original.) qui sont très nombreux. Plus d’info ici ! Puis j’ai repris ma marche et je suis tombée sur un stand de karaoke ! Quoi de plus naturel. Au Japon, il y a énormément de salle et les japonais adorent y aller pour chanter leurs morceaux préférés. C’est aussi courant que d’aller en boîte de nuit chez nous. Sauf que sur ce stand, le karaoke était diffusé en direct sur internet au Japon et les internautes pouvaient commenter, noter et juger leurs coups de cœur. Ici, la chanson est God Knows d’Hirano Aya, dans The melancholy of Haruhi Suzumiya, tiré de l’adaptation en manga du roman du même nom de Nagaru Tanigawa. C’est un morceau tantôt calme, tantôt très énergique très apprécié dans la Japosphère. La chanteuse, est stressée au début, mais elle ne s’en sort pas si mal au final.

Après ça, je me suis promenée au niveau de l’énorme stand Nintendo. Il était très joli et il y avait de nombreux jeux à tester. Quelques photos :

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 Et puis le meilleur pour la fin, avec Sebastien Ruchet et Josaudio  de Nolife !

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J’ai fini ma première journée de Japan Expo en ne ratant pas l’enregistrement de Chez Marcus ! Emission phare de Nolife, dans laquelle Marcus, journaliste très important dans le monde du jeu vidéo, avec son équipe, affronte des membres du public ! Mais avant de commencer, il y a eu un petit event pour l’anniversaire des Power Rangers… Et c’était comment dire ? Cheap, affligeant et franchement minable. Une tribu d’empaffée déguisé en Power Rangers, essayant (piètrement) de danser le Gangnam Style… Assez pitoyable. Bref, à éviter. Petit extrait quand même.

En revanche, le chez Marcus était vraiment très sympa ! Marcus est un très bon meneur de jeu, il est charismatique, commente très bien les matchs, c’est une très belle découverte lorsque l’on a l’habitude de le voir derrière un écran. Les équipes se sont affrontées à Injustice, jeu de combat sorti sur xbox 360, ps3 et wii U, par les créateurs des très célèbres Mortal Kombat. Vous incarnez les super-héros et super-vilains de chez DC Comics et vous vous affrontez en un round pour la victoire. Maniable et très beau. Ce jeu est bien fait, les super capacités des personnages sont bien animées, originales et le plus réside dans l’usage du décor comme arme en pleine partie. Plus d’informations  ici !

Facebook de Marcus

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Le vendredi, je suis arrivée tard, vers 15h. Du coup j’ai encore manqué de nombreuses animations. En arrivant, je suis restée un peu à la conférence Level 5, créateurs des jeux Professeur Layton. C’était très intéressant, mais ne connaissant pas les autres jeux de Level 5, j’ai fini par traverser le parc des expositions afin de me rendre au défilé Harajuku Kawaii !

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Vous allez me demander, qu’est-ce qu’Harajuku Kawaii ? Harajuku fait partie du quartier de Shibuya à Tokyo, sur la partie ouest de la ligne Yamanote. Les week-ends, on y croise de nombreux japonais, habillé en lolita, arborant des cosplay (déguisement issu d’anime, de mangas, jeux vidéos etc.) ou encore en visual kei (mode des groupes de « metal » japonais), qui se libèrent ainsi de l’uniforme qu’ils portent la semaine à l’école pour laisser s’exprimer leur créativité. Appartenant au quartier de la mode, de nombreuses célébrités Japonaise s’habillent à Harajuku et de très nombreuses tendances en sont issues. Kawaii signifie mignon en Japonais, c’est aussi une mode. Le Harajuku Kawaii est donc un défilé de mode Japonaise, utilisant les codes du kawaii, du lolita et même du punk rock. Quelques mots sur le défilé. Déjà, il a commencé une quarantaine de minutes en retards… Ce qui est assez déroutant, mais à Japan Expo, c’est presque courant. Il commence par le défilé de la mascotte :

Avec sur les écrans :  

Le show commence alors, avec l’arrivée d’Akira, chanteuse du groupe Disacode qui est venue donner un Showcase sur scène. Disacode est un groupe de Jrock Japonais créé le 15 Octobre 2008.  A la tête de plusieurs disques, elle est venue jouer sans son groupe et a mis le feu face à un public assez discret sur la scène principale de Japan Expo. Akira est aussi mannequin et actrice. Elle était habillée dans un style à la fois traditionnel et pop :

Le chant accompagnant le défilé était un réel plus, le rendant bien plus vivant qu’avec une stérile bande enregistrée. Voici deux des titres qu’elle a interprété, l’un est rock, l’autre mélange rock et musique traditionnelle. Sa voix plutôt grave est très agréable et Akira est vraiment très dynamique.

Maintenant place au défilé (dont je n’ai vu que la première partie.)

Dans un style classic et sweet lolita très marqué, avec des modèles venant d’Harajuku, ce défilé de la marque Innocent World, fut suivit par un autre qui fut conclu par l’intervention de Sebastien Masuda, directeur artistique et présentateur du défilé.

Dans cette deuxième partie à laquelle j’ai assisté, on voit un retour aux formes des 70s/80s. Ce défilé était celui de la marque Spinns ! Vous pourrez reconnaître Una (la première de la deuxième partie) chanteuse en vogue et star d’Harajuku du moment.  Suite à ça, je suis partie au Live House afin d’assister au concert de Kylee.

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Kylee est née aux Etats-Unis, d’un père japonais et d’une mère américaine, à tout juste 19 ans, elle a mené une ascension fulgurante puisqu’elle est extrêmement connue au Japon, aux Etats-Unis et en France. Très fraiche et pétillante. Accompagnée par un pianiste également chanteur elle a conquis les spectateurs de Japan Expo avec sa voix à la fois douce et puissante. C’était un petit concert vraiment très agréable.

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Version studio :

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Le samedi, je suis arrivée vers la fin du Geek Royal Rumble. Opposant la Flander’s aux Noob (deux séries Nolife) à Just Dance si je ne m’abuse… Il semblait que ça valait le détour pour les fans de ces deux séries à succès diffusées sur Nolife. C’était présenté par l’excellent Marcus. Malheureusement je n’ai assisté qu’à la remise de prix et à sa mise en scène finale comique très réussie.

DSCN1516Après être partie chercher une dédicace de Rudy de la Flander’s, je suis allée assister au PES (Peace Eco Smile) Next Generation Live. L’événement PES est né de la collaboration entre Toyota, le Studio 4°C, Ana et Japan in Motion (émission de Nolife), dans le cadre du projet d’animation PES (Peace Eco Smile). Pour se faire, ils rassemblent divers artistes musicaux qui se succèdent sur scène, le tout animé par Natsuko Aso, Anime Oen Project (qui en réalité vient juste faire une pub pour Toyota), Suzuka et Caroline de Nolife.

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La première chanteuse à prendre possession de la scène est May’n ! Cette chanteuse Japonaise de 23 ans qui a su conquérir le monde avec ses chansons d’Anime, a ouvert le bal en chantant quelques titres. Personnellement, je ne suis pas très amatrice de sa voix, il y a une gène, comme si elle forçait ce qui, du coup, rend sa voix moins mélodique. Mais cette manière de chanter est aussi ce qui fait sa différence. Donc je comprends parfaitement qu’elle plaise à un grand nombre.

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Après May’n, ce fut au tour de Natsuko Aso de prendre possession du Live House pour quelques chansons. Cette jeune chanteuse de 22 ans porte aussi d’autres casquettes comme la comédie et la présentation de télévision. Très appréciée du public français grâce à ses nombreuses apparitions dans l’émission Japan in Motion, son passage fut un triomphe. J’adore Natsuko Aso. Elle est pétillante, kawaii, mignonne comme tout. Ses chansons donnent la pêche. J’ai été très heureuse de la découvrir sur scène.

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Son nouveau clip :

La transition est parfaite pour vous parler d’Urbangarde ! Formé en 2002, ce groupe de trauma techno pop composé de Yoko, Temma, Shin, Kei et Ryoji propose un son troublant, mêlant l’imagerie kawaii à une esthétique assez dépressive qui leur est propre.  Ils proposent un son différent, extrêmement travaillé. C’est un groupe très intéressant musicalement parlant et le contraste entre les deux chanteurs est une véritable force. Yoko, complétement lunaire trouble, tandis que Temma, complétement hystérique stimule. C’est très équilibré, c’est, avec Disacode une de mes belles découverte de cette Japan Expo.

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Après toute l’agitation du questionnaire et du gage, c’est Una qui est venue chanter sa chanson, faisant partie intégrante de Peace Eco Smile. Personnellement, je n’ai pas été transcendée du tout. C’est sympa… Mais c’est mou. Et sa voix, même si elle est belle, n’a pas la force de m’emporter. Dommage… Extrait ici après le gage :

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Après toutes ces festivités, ce fut enfin le tour de la tête d’affiche, le groupe qui a fait venir les foules : Nightmare ! Un groupe extrêmement connu de Visual Kei, notamment pour son interprétation du générique de l’anime Death Note, très connu en France et au japon. On change donc totalement de registre, oubliée la pop à voix de Una et bienvenue dans le pays des grosses guitares saturées et puissantes. Malheureusement, après une entrée théâtrale et quatre chansons, le groupe a dû partir en conférence !

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C’est ainsi que s’est terminé l’événement PES, magistralement. Il y avait une affiche très prometteuse. C’était un super moment avec des artistes assurant. C’était vraiment super d’avoir eu droit à ce genre d’événements. C’est également ainsi que s’est terminée ma journée du samedi.

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Toutes les bonnes choses ont une fin. Japan Expo aussi, mais le dimanche de ce 14ème impact m’a réservé bien des surprises ! La première, de qualité, se déroulait sur la scène culturelle. En passant je me suis dis, pourquoi pas après tout. La vie quotidienne des Ninja, ça peut-être intéressant. Et ce le fut réellement ! Les combats, les démonstrations étaient d’une technicité rare. C’était présenté avec humour, tout comme c’était très instructif. C’est le genre de moment dépaysant et humble, qui, en toute simplicité vient mettre des étoiles dans les yeux. Vraiment le cocktail parfait pour un petit moment agréable et sans prise de tête, où on en prends plein la vue comme on les aime. Quelques photos (seule les deux dernières sont de moi) ;

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970549_10151616376132148_180164518_nJe suis ensuite allée Au grand événement Japan in Motion pour remercier ses fans. Mais en arrivant un peu en avance, j’ai assisté à la fin de la démonstration de danse des J☆Dee’Z. Si ce n’est pas forcément ce que je préfère comme style d’animation, on ne pouvait pas leur enlever leur incroyable talent. Âgée de 9 à 13 ans si je me souviens bien, elles dansent déjà avec une technique impressionnante ce qui laisse présager un futur grandiose pour ses petits japonaises.

Commence alors le grand événement Japan in Motion pour remercier ses fans ! Présenté à nouveau par Caroline et Suzuka de Nolife qui arrivent à bien gérer, malgré tous les aléas de ce direct. Natsuko Aso était encore de la partie ! Au programmes plusieurs invités et un karaoke opposant cinq participants, jugés par un jury de choix, avec notamment Yoko, Temma d’Urbangarde, ainsi qu’Alex Pilot, un des membres les plus importants de Nolife. etc.  Mais je vais commencer par les stars invitée pour l’occasion, car en plus de Natsuko Aso, deux surprises furent également ajoutées au programme.

Superdolls étaient sur le plateau du grand événement Japan in Motion (seulement deux sur trois par contre), ses cosplayeuses (qui porte des cosplays) extrêmement connu au Japon se sont également lancée dans la chanson. Elles ont chanté et sont resté sur scène tout l’événement pour soutenir les participants du karaoke et danser avec eux ! C’était très sympathique de leur part !

Les deuxièmes invitées venaient d’Okinawa, proposant de la pop au couleur de leur musique traditionnelle il s’agit bien sûr de Sansanar ! Ce trio composé de trois chanteuse dont une également musicienne a proposé sa musique au public du grand événement Japan in Motion, en leur apprenant aux passages quelques pas de danses traditionnelle d’Okinawa. C’était une jolie surprise colorée, puisque les Sansanar portent le kimono traditionnel d’Okinawa. C’était très sympa. Petite surprise très douce et agréable qui dépayse elle aussi, sans chichi, tout simplement.

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On en vient alors au karaoke. Tous avaient quelque chose. Au programme, Saint Seiya, Nana, Black Butler et j’en passe. Un très beau programme avec de jolies interprétations de ses morceaux phares. Mes préférences vont à la troisième participante ainsi qu’à la dernière, Macaron, dont j’ignore le titre de la chanson. C’était très japonisant comme moment. Petit vidéo récapitulative bien faîte trouvée sur youtube :

Malheureusement, avec les multiples retards très connus à Japan Expo, afin d’assister à cet animation jusqu’au bout, j’ai raté le concert d’Urbangarde et le défilé Tenku. J’ai alors dû faire un choix. Marcus vs the world ou le vrai concert de Nightmare ? J’avais prévu de faire les deux, en assistant au début de l’animation de Marcus et à la fin du concert de Nightmare, mais je n’ai pas pu. Car avec un coup de chance j’ai réussi à me placer au deuxième rang du Marcus vs the world, et surtout je risquais d’avoir du mal à assister à Nightmare, vu que j’étais assise sur scène ! En effet, j’ai été choisie par un joueur pour jouer contre lui ! Et c’est un excellent souvenir. Tout se passe très vite. Une fois sur scène, mon cerveau était à moitié anesthésié. J’ai perdu lamentablement, mais je ne suis pas la seule, puisque toute mon équipe (sauf le dernier) à perdu ! C’est l’instant où je me fais mousser ! Vidéo :

Et voilà comment s’est achevé ma Japan Expo. Avec des souvenirs pleins la tête et des cadeaux ! Je n’ai pas fais tout ce que je voulais faire, pourtant c’était déjà très intense. Mais je crois qu’il est difficile de faire tout ce que l’on veut. Le parc des Expositions, quand on a jamais fait de Japan Expo, c’est juste immense et on perd beaucoup de temps à traverser (la foule est bien trop dense..), surtout que certaines scènes étaient vraiment trop éloignés… Aller du Live House à la Scène Jeux vidéos c’est compliqué… Il y avait d’autres petits bémols comme les problèmes de réseau qui étaient pénibles, certains prix hallucinants, les retards, les gros soucis de RER pleins à craquer et des animations se superposant parfois me poussant à faire des choix difficiles… Enfin, tous ces points négatifs ne sont rien à côté de tout ce que j’ai apprécié. Cette convention était donc de super qualité. Je la recommande à tous les fans du Japon et qui sait, peut-être que fin Septembre j’irais au Crazy Tokyo Kawaii à Paris : plus d’infos ici.

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Soirée de clôture de ma Ville en Fête @ Guilherand Granges, le 22/06/13

Après le concert de They Call me Rico le vendredi, la soirée du samedi qui clôture Ma ville en Fête fut très chargée et surtout très intéressante. La ville a marqué le coup. A 19h place des muses, les festivités ont commencées par un concert de fin d’année de l’école de musique de Guilherand Granges. Je les suis régulièrement pour le Dauphiné Libéré et je pense pouvoir dire que c’est une très bonne école ! Nous commencerons donc avec l’orchestre junior !

DSCN1317Très jeunes, ces musiciennes en herbes ont interprétées divers petits morceaux et comptines de l’enfance. Très simple, mais bien réalisé. C’était sympathique comme tout ! De quoi passer un agréable moment et d’imaginer un avenir prometteur à ce petit orchestre ! Petit extrait :

DSCN1335Et là on passe directement à LA surprise de ce concert. Il s’agit d’un des groupes de musiques actuelles de l’école de musique. Composé d’un guitariste, d’un bassiste, de deux pianistes, d’une batteuse et d’une chanteuse/saxophoniste, j’avoue qu’après le groupe précédent qui n’était pas au point, je ne m’attendais pas à ça. Ces petits jeunes sont très talentueux, on sent une osmose dans le groupe. La batteuse est très calée rythmiquement, les guitaristes et bassistes sont bons, comme les pianistes. Mais la révélation, c’est surtout cette petite chanteuse. Pétillante et souriante. Elle chante très bien, a un joli timbre et a, en plus de ça, une seconde corde à son arc, puisqu’elle est également saxophoniste. Déjà entendue précédemment lors d’un concert de l’école de musique, elle nous réserve bien des surprises ! Les reprises de leur setlist étaient toute très bien réalisées. Généralement dans un style pop anglaise. C’était très très agréable. Mais je vous laisse découvrir par vous même :

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Vient alors le tour du deuxième concert de la soirée. On passe au niveau au-dessus, puisqu’il s’agit du groupe grenoblois confirmé No Mas la Banda qui a prit possession de la scène installée place mercure ! Proposant de la musique latino pêchue et très dansante, ce groupe est composé de Mélanie Martel au chant lead, de Claire Martel au piano et au chœur, de Benjamin Sanchez aux timbales, de Sophie Boucher à la basse, de Peter Scalisi aux congas et bongos, de Sophie Martel au saxophone et aux chœurx et de Claude Gomez à la trompette et aux chœurs. D’ordinaire, je ne suis pas très sensible à ce genre de musique, mais je suis obligée de reconnaître que là, c’était très bien fait. La place Mercure s’est remplie tout au long de leur set, pour être remplie a 22h30. Le public a dansé, c’était vraiment un moment très agréable. Leur musique est dynamique et les voix sont très belles. C’est excellent dans son domaine.

DSCN1452Nous arrivons à la dernière partie de la soirée : le spectacle son & lumière qui sera suivit d’un feu d’artifice. Il s’agit de Page Blanche de la compagnie Lucamoros. Ce spectacle prend la forme d’un immense échafaudage, composé de neufs plaques qui ont été peinte, gravées, et défaite en direct par une demi-douzaine de peintre chanteurs. Un pied de nez au monde actuel pollué visuellement par la publicité, page blanche est une performance graphique impressionnante, revenant sur les éléments forts de l’histoire, concernant l’image et son rapport aux hommes à travers le temps. On commence par le monde aborigène pour terminer dans le monde moderne. Les peintres-chanteurs sont accompagnés par un musicien chef d’orchestre, qui les accompagneras tout au long du spectacle. C’est très intense, on en prend plein la vue, l’échafaudage devenant tantôt une page de bande dessiné, tantôt une grande fresque, c’était visuellement réussi et les chanteurs sont très dynamiques, malgré leurs origines diverses, leur message est clair. Politiquement engagé, il n’a laissé personne indifférent, certains ont été conquis, d’autres n’ont pas comprit le message. Pour ma part, j’ai trouvé que c’était un joli spectacle avec une imagerie forte, même si le côté politique n’est pas exactement ce que j’ai préféré. C’est un tout. Un moment agréable à voir, même s’il peut être déroutant. J’ai filmé quelques extraits pour que vous puissiez visualiser un peu. Malheureusement, vu l’intensité de la soirée, je n’avais plus de batterie ni sur mon appareil, ni sur mon téléphone, ma vidéo n’est donc pas très complète. Le feu d’artifice qui a suivit, quant à lui était décevant. Extrêmement court, en quelques minutes, lorsque l’on pense que le show commence enfin, on se rend compte que c’est déjà le bouquet final. En bref, cette soirée fut pleines de surprises majoritairement bonne et la ville de Guilherand Granges a vraiment fait un joli travail pour offrir de belles fêtes de l’été à ses habitants.

 

They Call me Rico @ Ma ville en fête, Guilherand Granges – le 21/06/13

DSCN1267Dans le cadre des festivités pour clôturer l’année et fêter le début de l’été, la mairie de Guilherand Granges a organisé, tous les soirs durant une semaine des manifestations places des muses sous le nom de « Ma ville en fête ». Je me suis occupée du vendredi et du samedi. Et en cette soirée de fête de la musique, c’est le Québécois Frédéric Pellerin, alias Rico, qui est venu présenter les chansons de son One man Band « They Call me Rico » (dans lequel il chante, fait de la guitare, des percussions et de l’harmonica) accompagné du lyonnais Charlie Glad (claviers et violon), qui joue avec lui lors de sa tournée. Proposant un son blues/folk/country électrique à l’américaine, il a su conquérir le public de la commune qui est venu en masse pour l’occasion. En plus de ses propres compositions, Rico et Charlie ont proposés des reprises des grands standards du blues et ce vibrant hommage à leurs inspiration a su plaire et toucher les spectateurs. Ses compositions sont rythmées, sa voix est puissante, c’est une magnifique découverte à laquelle je ne m’attendais pas. Le public a demandé des rappels auxquels ont fait honneurs les deux musiciens. Venu de Montréal, Rico après ce magnifique show et reparti sillonner les routes de France en compagnie de Charlie pour une petite tournée française.

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L’utilisation du Bottleneck est très efficace. La voix de Rico est belle. Très rythmé. C’est une bonne prestation. Le spectateur en prends plein les oreilles et en redemande. Surtout lorsqu’il voit le plaisir prit sur scène par les musiciens.

Rico dévoile ici une autre facette de son talent. Tout à l’heure sa voix était dans la puissance, ici elle est plus dans la subtilité, la sensualité et l’émotion. C’est donc un artiste capable de toucher à tout une gamme d’émotion. Jouant en plus de ça de la guitare, des percussions et de l’harmonica. C’est très époustouflant.

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A : Quel était votre projet They call me Rico ?
R : J’ai longtemps été sur les routes avec Madcaps. Ce que je voulais, c’était revenir à du solo, avec comme envie de faire un orchestre de blues À A la base, il s’agit d’un one man band (groupe d’une seule personne), interprétant des reprises, mais aussi des compositions de blues.

A : Quel a été votre parcours musical ?
R : Cela fait une quinzaine d’année que je suis vraiment dans la musique. Avec Madcaps à Montréal, entre autre. Mais depuis trois ans, j’essaye vraiment de me concentrer sur They call me Rico. A Lyon, j’ai rencontré Charlie Glad, qui joue du violon et du piano, du coup on joue ensemble. J’ai enregistré deux albums et là nous allons partir en tournée en France à Saint-Étienne, Vienne, Grenoble… C’est super.

A : Comment avez-vous trouvé le public Guilherandais Grangeois ?
R : Le public est très poli. Il écoute, mais les applaudissements étaient sincères et généreux. Alors je pense qu’ils ont aimé. C’était très sympa ce soir.

Promenons nous dans Amiens. Du 07/06 au 12/06.

Bonjour à tous !

Je sais que j’ai passé presque deux mois sans écrire le moindre article… Je suis désolée. J’ai été très prise, mais là de nouvelles entrées devraient arriver très vite pour combler mon retard ! Je commence donc, par le premier événement marquant de ces vacances pour moi. Un voyage dans une ville que je ne connaissais pas. Un voyage à Amiens.

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La gare d’Amiens a été conçue par Auguste Perret en 1941 dans le cadre d’un projet architectural global du quartier de la gare. Celle-ci avait été détruite lors de la seconde guerre mondiale. Les travaux ont commencé en 1955 et se sont achevés en 1958. En 2006, elle a connu des travaux de modernisation qui se sont achevé en 2011/2012.

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Lorsque vous sortez de la gare, vous tombez nez à nez avec cette immense tour. Elle est un des symboles forts d’Amiens. Il s’agit d’un immeuble résidentiel de 27 étages. Conçue par Auguste Perret en 1942, dans le but de reconstruire la place Alphonse-Figuet et la gare d’Amiens, après la seconde guerre mondiale. Initialement, elle n’était pas censé être habitable. Les travaux réalisés par l’entreprise Perret-Frères (Auguste, Gustave et Claude) et l’entreprise Bouvet d’Arras, ont commencé en 1948 et se sont achevés en mars 1952.   L’intérêt fort de la Tour Perret, c’est son utilisation étonnante du béton armé, mais elle finira par être abandonnée sept ans, jusqu’à ce que l’architecte François Spoerry en fasse un immeuble d’appartements et bureaux. Depuis, elle a connu quelques rénovations, pas forcément en accord avec ce qu’aurait voulu Auguste Perret (notamment en ce qui concerne l’embellissement et l’ajout d’un sablier en verre), mais désiré par la copropriété. Elle qui mesurait 104 mètre initialement, en mesure 110 aujourd’hui, ce qui fait qu’elle a été longtemps la plus haute tour d’Europe de l’Ouest.

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Je commencerai par vous présenter les différents édifices religieux que j’ai vu lors de ma visite. Le Nord de la France était connu pour être très croyant. Amiens fait donc parti de ses villes où on peut trouver de très nombreux édifices religieux, majoritairement dans un style gothique/néogothique. Ci-dessus, il s’agit de la chapelle de l »Ecole du Sacré-Coeur. Construite en 1868, elle a été fondée par Madeleine-Sophie Barat comme berceau de sa congrégation, elle a été conçue par Paul et Victor Delefortrie (architectes), Louis Duthoit (sculpteur) et Gérard Ansart (maître verrier) et est placée comme monument historique. Au niveau des décorations, cette chapelle est orné de sculpture et vitraux. Malgré sa construction tardive, cet édifice religieux ne dénote pas avec la majeur partie de ceux de la ville, les arcs pointus, l’idée de verticalité et de longueur, ses gargouilles ainsi que ses rosaces rappellent l’architecture gothique, mais sa date de construction prouve bien qu’il s’agit de Néogothique.

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L’Eglise Saint-Anne d’Amiens est une église dont la façade est de style néoroman (les arcs sont bien rond, comme la rose (tandis que l’intérieur est de style néogothique)), elle appartient à la Congrégation de la Mission fondée en 1625 par Vincent de Paul. Cette congrégation s’installa à Paris en 1631 dans l’ancienne léproserie de Saint-Lazare, ce qui fait que l’on donne le nom de lazariste à ses membres. L’église avait été construite en 1835 par l’architecte François-Auguste Cheussev, avant d’être démolie en 1866 lors de la construction de chemin de fer. C’est Pierre Charles Marie Aubert, curé de la paroisse qui demanda à l’architecte Victor Delefortrie (le même que celui de la chapelle de l’école du Sacré-Coeur), de faire les plans de cette église. Elle est inscrite comme monument historique.

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Je vous présente l’ovni qui m’a le plus étonné de tous les édifices religieux que j’ai vu à Amiens. Détonnant particulièrement avec le reste des églises, chapelles, cathédrale et autre, je vous présente l’Eglise Saint Honoré. Dédiée à Saint Honoré (vivant vers 600), patron des boulangers et des pâtissiers qui fut le huitième évêque d’Amiens, cette église remplace l’ancienne qui a été détruite en mai 1940. Elle a été construite en 1957 par les architectes Paul Tournon et Marcel Gogois, l’entrepreneur Pasquet, le mosaïste Tournon-Branly et le verrier Joseph Archepel. Au niveau de la forme, elle a été inspirée des plans du pavillon pontifical de l’exposition universelle de 1937, c’est particulièrement flagrant, mais avec l’ajout d’une tour, qui fait que l’église se voit de loin. Mais LA chose qui change et étonne, c’est cette grande mosaïque en façade, réalisée par Tournon-Branly, sur laquelle on peu voir les quatre « races » (comme pensé à l’époque), les noirs, les blancs, les jaunes et les rouges. Tous placés sous le même soleil au-dessus duquel on peut voir, ce qui s’apparente à la main de Dieu. En plus de ça. On peut voir qu’ils sont également placé sous l’alpha et l’omega. Les deux extrêmes de l’alphabet grec. Comme si à travers les quatre « races » les hommes détenaient la connaissance universelle. C’est très intéressant et très troublant, surtout dans une ville où la plupart des édifices religieux sont de style ancien (ou inspiré du style ancien).

Le pavillon pontifical de l’exposition universel de 1937.

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Voici l’Eglise Saint Rémi d’Amiens. A quelques pas de la mairie, cette église était auparavant aussi doté d’un couvant. Elle datait du XVème siècle et était l’église des Cordeliers (des franciscains dont le nom vient de la corde à trois noeuds qu’ils utilisaient comme ceinture).  Sous la révolution, cette église fut détruite pour être reconstruite ici, dans la rue à laquelle elle a donné son nom. A la demande de Louis Eugène Debeaumont, le curé de la paroisse et sur les plans de l’architecte Paul Delefortrie. Frère de Victor Delefortrie, la construction a commencé en 1889, mais elle due être arrêtée en 1891, à cause de son coût élevé. Si bien que seuls le choeur et le transept (partie transversale qui coupe la nef pour former la croix) avaient été construit. Puis les orgues ont été ajoutées en 1900. Enfin, Pierre Ansart fini par édifier la sacristie. Cette église est classée monument historique. De style néogothique, elle est très détaillée et frappe par sa grandeur et sa rosace.

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Je n’ai pas eu le temps de prendre plus joliment cette église en photo, on devait venir me chercher. Il s’agit de l’église Saint-Germain-l’Écossais. Cette église catholique est une des trois plus anciennes de la ville. Dédiée à Saint Germain l’Ecossais, elle a été construite entre 1455 et 1490 après la Guerre de Cent Ans. Elle était le siège de plusieurs confréries. Lors de la seconde guerre mondiale, elle a connue de nombreuses dégradations, mais elle a depuis été restaurée, elle est classée monument historique. C’est une église de type gothique flamboyant.

Je finirais mon tour des édifices religieux d’Amiens, par le meilleur. La cathédrale Notre-Dame d’Amiens. Il s’agit de la plus vaste cathédrale de France, son volume intérieur est d’environ 200 000 m3. Elle est l’archétype du style gothique classique, mais elle continent aussi des éléments d’autres styles tel que le gothique rayonnant (au niveau du chevet) et du gothique flamboyant (pour sa grande rosace, sa tour nord, et les stalles). Sa longueur est de 145m et sa hauteur sous voûte est de 42,30 mètre. On a, grâce à ses proportions gigantesque, une impression de longueur assez impressionnante. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’actuelle cathédrale, se trouve sur un emplacement où plusieurs sanctuaires ont été édifié à travers l’histoire. Le premier date de la fin du IIIème siècle, à l’époque Gallo-romaine. Et au cours des neufs siècles qui suivirent, plusieurs cathédrales furent construite, mais elles furent réduite en cendre par les incendies, comme en 850, en 1019 ou encore en 1107. Alors une église romane fut bâtie en 1152. Le 17 décembre 1206, Wallon de Sarton, un croisé picard, chanoine de Picquigny, a réussi à subtiliser la sainte relique du crâne de Saint Jean-Baptiste lors du pillage de Constantinople lors de la croisade en 1204 et l’a ramené à Amiens. Reçu par l’évêque Richard de Gerberoy, cette relique est devenue très rapidement un objet de pèlerinage et de nombreux princes français et étrangers sont venus l’honorer. Mais elle attire aussi et surtout, des gens atteints de surdité, de mutisme, de cécité et d’épilepsie. Si bien que rapidement, la cathédrale romane fut trop petite. En 1218, la foudre s’abat sur la flèche de la cathédrale, ce qui met le feu aux charpentes, puis au toit et rapidement, l’édifice s’effondre, en flamme.  Du coup, l’évêque Evrard de Fouilloy décide de reconstruire une nouvelle cathédrale, plus vaste et plus belle que l’ancienne, mais ce qu’il veut par dessus tout, c’est qu’elle soit inégalée par tous les autres édifices religieux de l’histoire de la chrétienté. Il fallait également que cette cathédrale, puisse être comme un livre de pierre, à travers son iconographie, pour l’apprentissage de la religion au peuple chrétiens, fortement touché par l’illettrisme. L’architecte choisi pour réaliser cet exploit fut Robert de Luzarches. Le début des travaux datent du premier tiers du XIIIème Siècle. Dans les années 1220-1230, les trois portails de l’immense façade occidentale furent construit. Pour pouvoir construire une cathédrale de 145 mètre de long et de 70 de large au niveau du transept, il a fallut déplacer l’enceinte ainsi que les remparts de la ville, ce qui fut fait entre 1190 et 1193. Mais ces déplacements furent à l’origine de la destruction de l’église Saint-Firmin-le-Confesseur, ainsi que de l’Hôtel-Dieu. Les travaux commencèrent par la nef (partie allant de l' »entrée » au début du transept). Amiens, sous le règne de Philippe-Auguste était très prospère, grâce au commerce de pastel de teinturiers (pour les draps), ce qui fait que de très nombreux donateurs, ainsi que la richesse de l’évêché permis le financement de ce projet hors-norme. A la mort de Robert de Luzarches et d’Evrard de Fouillov en 1222, c’est le nouvel évêque Geoffroy d’Eu et l’architecte Thomas de Cormont qui reprirent en main les travaux qui, grâce aux importants dons, avançèrent rapidement. En 1228, les murs de la nef atteignaient déjà le niveau des voûtes. Renault de Cormont succéda alors à son père en tant que maître-d’oeuvre et la nef fut achevée vers 1230. Geoffroy d’Eu mourut vers 1236, à ce moment là, la grande façade s’élevait déjà jusqu’au-dessus de la rosace et la base du transept était construite. C’est alors le nouvel évêque Arnoult qui s’attela à la création du coeur, et les chapelles rayonnantes furent construites. Pourtant, vers 1240 les travaux durent ralentir, car le budget était épuisé. Le déambulatoire pu tout de même être achevé et Arnoult y fur inhumé en 1247. L’évêque qui lui succéda, Gérard de Coucy, ne se soucia que peu des travaux, qui, par conséquent, n’avancèrent quasiment pas entre 1247 et 1258. Mais un incendie détruisit les chapelles absidiales ce qui remotiva les troupes et les donateurs. Les travaux reprirent donc jusqu’en 1269 et le choeur fut terminé. La cathédrale gothique était alors opérationnelle, même si les tours n’étaient pas achevées. Vingt ans plus tard, l’évêque Guillaume de Mâcon fit s’élever une flèche et fit diverses modifications au niveau du choeur et du chevet. Les travaux terminèrent en 1288. C’est cette année là que le labyrinthe fut créé, toujours par Renault de Cormont. C’est donc cette date qui est retenue pour la fin de la construction de la cathédrale, même si les tours de la façade occidentale n’étaient pas terminée. Ainsi, la cathédrale d’Amiens a été construite en 68 ans, ce qui lui donne une unité architecturale rare.

Mais depuis, de nombreuses choses ont été apportées. De 1290 à 1375, on construisit les chapelles latérales de la nef, elles sont au nombre de onze. La tour sud de la cathédrale fut achevée en 1366. La tour nord en 1375 (ils durent construire une contre butée à cause du terrain en déclivité). En 1385, la cathédrale connu le mariage de Charles VI et d’Isabeau de Bavière. En 1402, la tour nord fut enfin couronnée. Et lorsqu’en 1470 le duc de Bourgogne Charles le Téméraire décida de s’emparer d’Amiens, il fut tellement ébloui par la cathédrale qu’il ordonna à ses troupes de ne pas tirer sur le bâtiment.

En 1498, Pierre Tarisel, le maître  des ouvrages de maçonnerie s’aperçoit que la cathédrale risque de s’écrouler, c’est pourquoi, des travaux d’urgences furent opérés pour consolider les arcs-boutants de la nef et du transept. De plus, il cercla presque tout l’édifice d’un chaînage en fer d’Espagne, ce qui sauva la cathédrale d’une destruction certaine et la rendit encore plus robuste. Les travaux prirent un an.

De 1508 à 1519, les sublimissimes stalles du choeur furent créées. Elles étaient 120 à l’époque, il n’en reste plus que 110 aujourd’hui. En 1528, la flèche de la cathédrale fut détruite par la foudre, celle-ci a été reconstruite, elle atteint 112,70 mètre de haut. Au XVIème siècle, sous l’ordre du maire, on refit la rosace occidentale dans le style gothique flamboyant. Au XVIIIème siècle, de nombreuses choses furent également refaite, la décoration du coeur, l’installation d’une grille rocaille de Jean Vevren.. Le tout fut terminé en 1768, mais faute de moyen, l’entretien de la cathédrale fut négligé. Sous la révolution, les Amiénois réussirent à préserver la cathédrale, qui du coup, ne souffrit que très peu de la révolution. Elle fut alors transformée en temple de la Raison et de la Vérité.

Depuis, de nombreuses modifications ont encore été effectuées. La cathédrale fut restaurée pendant 25 ans au XIXème Siècle,  par Eugène Viollet-le-Duc qui apporta de nouveaux éléments. En 1915 les trois portails de la façade ainsi que le portail de la Vierge dorée furent recouverts d’un coffrage de sacs de terre ce qui limita les dégâts pendant la guerre. En juillet 1918, lors de la dernière offensive allemande, elle tomba sous le feu des troupes impériales. Mais le Pape Benoît XV demanda à ce que les Allemands cessent d’attaque ce site. Du coup, elle fut sauvée. Enfin, en mai 1940, alors que les bombardements allemands touchèrent grandement la ville, la cathédrale, elle, fut quasiment épargnée.

Il est impossible de décrire avec justesse l’intérieur de la cathédrale. C’est pourquoi j’ai pris de nombreuses photos et vidéos. Mais même en y passant la matinée, il est certain que je n’ai pas tout vu. C’est grandiose. A l’intérieur, on se sent protégé. Il y a énormément de chapelles toutes aussi belles les unes que les autres. Et il y a de très nombreux éléments incroyablement beaux. A commencer par la relique du crâne de Saint Jean Baptiste. Le labyrinthe, les stalles, le choeur, la rosace, ainsi qu’un nombre incroyable de petits éléments qui ajoutent du charme et du mystère à cet incroyable monument. Tout est méticuleusement détaillé, du sol, aux murs, au plafond. Les sculptures sont d’une incroyable finesse tout comme les bas-reliefs. C’est un monument à visiter, à voir et à revoir. La répétition du mot incroyable est volontaire. Parce que lorsque l’on y entre. On oublie le monde extérieur. On est… Ailleurs.

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Je vais maintenant poursuivre cet article par un petit florilège de photos de maisons, de parcs, de monuments dont je n’ai pas forcément les adresses, mais qui participent au charme de cette magnifique ville où l’herbe est verte, et les maisons en briques rouges.

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Petite halte au cirque d’Amiens ! En 1845, la foire traditionnelle qui avait lieu lors de la Saint-Jean, chaque année, place René-Goblet a été transférée place Longueville. Elle recevait, à chaque fois un cirque éphémère qui était mis en place à cette occasion. Du coup, en 1865, une société de cirque qui a vu le jour à cet effet, réclame la construction d’un cirque en dur, qui sera construit en bois par l’entrepreneur Schytte en 1874. Malheureusement, l’entretien onéreux du bois incita la ville à décider de construire un nouveau bâtiment. En 1886, le maire Frédéric Petit demande le début des travaux, qui commencèrent alors. C’est l’architecte Emile Ricquier qui se chargea de la construction et pour se faire, il s’inspire du Cirque d’hiver de Paris, mais il choisit une ossature en fonte, complété par la brique du pays et l’architecte Charles Garnier, réclama le camouflage des armatures avec un enduit imitant la pierre. Avec ses 16 côtés et son diamètre de 44 mètre, il est composé de stalles et de loges, il possède aussi deux machine à vapeur dédiées à l’éclairage électrique et au chauffage central, ce qui est très moderne pour l’époque. Il est un des tout premiers cirque ayant une buvette dès sa construction, ce qui permet de rentabiliser la construction qui fut deux fois plus cher que prévu. Le cirque a été inauguré le 23 juin 1889, par le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, pour l’ouverture de la foire de la Saint Jean et le centenaire de la révolution française. Malheureusement, la toiture fut endommagée par un obus en 1916. Mais elle fut réparée. Depuis, le cirque a accueilli de très nombreux spectacles. Il s’agit du plus vaste cirque de province, comportant 3000 places. Il fut rénové en 2003 et porte désormais le nom de Cirque Jules Verne.

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Juste parce que je n’ai jamais vu ça par ici… Et que je trouve ça génial pour les enfants !

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Petite pause à St Leu by night ! (désolée pour la qualité de la dernière photo..) Située au pied de la cathédrale et parcouru par des canaux sur lesquels ont lieu les hortillonnages, ce quartier est le quartier étudiant, dans lequel de nombreux bar et restaurant sont ouvert. C’est l’endroit de la fête. Très convivial. A l’origine, il s’agissait du quartier pauvre d’Amiens où se regroupaient tanneurs, bouchers et teinturiers. Sur l’eau, vous trouverez « L’homme sur sa bouée » de Stephan Balkenhol, installé en 1993. Cette sculpture en bois de chêne est haute de deux mètre de haut, elle se trouve à proximité du pont qui relie le centre d’Amiens au quartier Saint Leu.

20130608_134540 20130608_134740Et voici le Beffroi d’Amiens ! Situé place au Fil, dans le centre-ville d’Amiens. Il appartient au patrimoine mondial de l’Unesco. Mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale d’Amiens en 1244, il remonte a la création de la ville, sous le roi Louis VI Le Gros en 1113. Et elle fut reconnue par l’évêque Geoffroy. Même si, le comte d’Amiens Enguerrand de Boyes et son fils Thomas de Marle refusèrent de reconnaître la commune. Ce qui mena à une intervention militaire du roi, opposant le roi à ses opposants retranchés dans le Castillon (forteresse de l’époque romaine). Louis VI vint lui même donner l’assaut en 1115, mais blessé, il se retira et le siège de la forteresse dura deux ans. En 1117, le Castillon fut détruit et on érigea le Beffroi à la place. Il fut reconstruit au début du XVème Siècle (1406-14010), il symbolisait l’indépendance de la commune. Il servait de lieu de réunion aux notables de la ville, puis de salle d’archives, de magasin d’armes et de prison. Il liait les Halles et l’arrière de l’Hôtel de ville et sonnait chaque heure de la journée. Mais le 13 août 1562, il connu un incendie avant d’être reconstruit et de retomber sous les flammes le 16 avril 1742. Sa réparation débuta en 1749, mené par l’architecte Beffara, il donna au beffroi l’aspect qu’il a aujourd’hui. La grosse cloche Marie-Firmine fut fondue en 1748, mais le 19 mai 1940, sous la seconde guerre mondiale, Amiens fut bombardée et le toit du Beffroi prit feu, si bien que la cloche qui pesait 11 tonnes s’effondra et se brisa. Le Beffroi est haut de 52 mètre et a été restauré en 1989.

Nous terminerons cette petite visite d’Amiens par un petit tour au Parc Saint Pierre. C’est un magnifique parc, très vaste, traversé par l’eau. Il est proche des hortillonnages. Il comporte un skatepark, des endroits pour s’asseoir. Il est très vert. Très spacieux et surtout très agréable à découvrir pour une balade ! Mais comme il n’y a pas qu’Amiens dans la vie, cette article s’achèvera avec les photos de quelques églises des petits villages entourant Amiens !

20130610_132447Voici l’église de Rainneville ! Elle remplace une église datant du XVIIème Siècle. De style néogothique, elle fut construite en 1862, grâce à Adolphe et Nathalie Vaysse de Rainneville. Son architecte fut Victor Delefortrie (déjà cité plus haut). Ses fondations ont commencée en 1860, le comble fut installé le 28 Juillet 1861 et l’église fut bénite le 15 Juin 1862. C’est une très jolie église.

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L’église de Cardonette a été construite au début du XXème siècle par l’architecte Emile Ricquier (qui a fait le cirque Jules Verne). De style néo-roman et néo-byzantin, avec quelques éléments semblant être empruntés à l’art islamique, cette église a un côté oriental très agréable.

DSCN1199Et enfin. L’ultime. Voici l’église St-Martin de Villers-Bocage. Elle a été bénit le 24 juin 1950 par Monseigneur Roncalli, futur pape Jean XXIII. Elle est inspirée par l’architecture religieuse de l’Italie du Nord. C’est une église agréable. Il est d’ailleurs très intéressant de voir que toutes les petits communes autour d’Amiens possèdent chacune une église, malgré leur petite taille. J’espère que vous avez aimé découvrir Amiens avec moi. Il est clair qu’il n’y a pas tout et que je n’ai pas tout vu. Néanmoins, c’est une ville que je ne connaissais pas et que j’ai véritablement apprécié ! Je recommande a tous ceux qui aiment l’architecture et les grandes étendues vertes comme moi de s’y rendre.

Schönberg et la Musique Moderne.

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Pour commencer. Je vais faire un peu de terminologie. Qu’est-ce que la musique moderne ? La musique moderne, c’est la musique « classique » de la première partie du XXème Siècle. Mais vous allez voir par la suite qu’utiliser le terme de musique classique pour parler de musique moderne, ce n’est pas juste. Parce qu’à la base, « musique classique » est un terme utilisé à tord pour définir l’ensemble de la musique savante, qu’elle soit liturgique ou profane (non religieuse). La musique classique à proprement parlé, c’est l’ensemble de la musique savante composée entre la mort de Jean Sébastien Bach (musique baroque) en 1750, jusqu’à la naissance de la musique romantique en 1820. Les principaux représentants de ce mouvement sont Mozart, Haydn et la musique du jeune Beethoven (qui s’éloignera du classicisme pour devenir l’un des premiers romantiques). La musique classique est définie par de nombreuses règles très strictes et on utilise des formes précises telles que la sonate : une exposition de deux thèmes différents (dans une tonalité différente) entrecoupé d’un pont, suivit d’un développement qui joue sur la tension des différents thèmes, et se conclut par une ré-exposition des deux thèmes et du pont, mais dans la même tonalité. Ce sont ces formes ponctuées de cadences et jouant sur la répétition qui font de la musique classique une musique très régulière. Donc, parler de musique classique, au XXème Siècle, c’est un non sens.

Haydn, Mozart et le jeune Beethoven.

Haydn, Mozart et le jeune Beethoven. Compositeurs classiques. La première école de Vienne.

Je parlerais donc de musique savante. (La musique est dite savante, en opposition à la musique populaire du Moyen-Âge à nos jours. Elle regroupe toute la musique écrite (partitions), théorisée et adoptant des structures précises. Quelle soit liturgique ou profane. Elle regroupe la musique baroque, classique, romantique et moderne. C’est ce que l’on appelle à défaut musique classique, mais qui couvre des mouvements musicaux très différents. )

Maintenant, nous pouvons enfin en venir à la notion de musique moderne. La musique moderne, donc, c’est la musique savante de la première partie du XXe Siècle. Ces principaux représentants sont Debussy, Satie, Stravinski, Bartók, Strauss, Ravel, Schönberg etc. Contrairement aux précédents mouvements musicaux, il n’y a ni règles, ni unité de style. Si ce n’est l’expérimentation. On les regroupe sous cette casquette à cause de la chronologie, mais il y a de nombreuses esthétiques, souvent opposées les unes avec les autres. Telle que la tonalité et l’atonalité.

Bartok, Ravel et Debussy, des modernes.

Bartok, Ravel et Debussy, des modernes.

D’ailleurs, ce qui est notable par exemple. C’est que le « trio » qui a été le plus précurseur de la musique moderne, est ce que l’on appelle la Seconde Ecole de Vienne. On utilise le terme d’école pour l’utilisation de plusieurs compositeurs de mêmes principes sur le plan du style, du langage et de la forme musicale. Il est composé de Schönberg, Berg et Webern, connus pour l’utilisation de procédés totalement nouveaux, rejetant totalement la tonalité. La seconde école de Vienne décompose la musique. Déconstruit l’assemblage traditionnel pour se tourner vers l’utilisation d’un nouveau langage musical. Alors que la première école de Vienne est justement composée de Mozart, Beethoven et Haydn. Nous avons donc ce schéma : La première école de Vienne construit et structure la musique savante. Et la seconde école, est au contraire, dans la destruction de tous ses codes. Ce qui fait que parler de musique classique pour la musique moderne est encore plus paradoxal.

Schönberg, Berg et Webern, modernes de la deuxième école de Vienne.

Schönberg, Berg et Webern, modernes de la deuxième école de Vienne.

La musique moderne est extrêmement diversifié. Comme je l’ai dis. Il n’y a aucune unité de style. Ni de langage. Je vais donc vous parler d’un pan de cette musique. C’est à dire des compositeurs faisant de la musique atonale. En particulier de Schönberg. Puisque pour moi, c’est la plus novatrice.

Je vais donc vous parler des principales nouveautés dans l’écriture de ce courant musical. Tout d’abord. Depuis le début de musique atonale, la musique atonale, qu’est-ce que c’est ? C’est une écriture musicale rejetant le système tonal de la musique occidentale (gammes, harmoniques etc.), c’est une totale remise en question de la musique savante connue jusque dès-lors. On favorise l’expressivité et la dissonance pour exprimer des atmosphères angoissées et torturées. Ensuite, ce qui va de paire (souvent), avec la musique atonale, c’est la musique non pulsée. Musique où on ne peut pas battre de rythmes précis. Et où on laisse place à l’expressivité la plus totale. Rejet des cadences et autres principes utilisés jusque là dans la musique savante occidentale. 

Ces structures générales sont également complétée par des modes de jeux nouveaux. Pour le chant, il y a le Sprechgesang : (de l’allemand : schprachen : parler et singen chanter : le parlé-chanté). Ce procédé vocal inventé par Humperdinck et mis à l’honneur par Schönberg lors de son Pierrot Lunaire. L’orateur ne doit ni parler, ni chanter, mais être entre les deux. Malheureusement ce procédé n’est pas clairement défini, le texte doit juste être énoncé en suivant des hauteurs de voix écrites par le compositeur. Musicalement, on rejette aussi les systèmes d’écriture classique avec des accords composés de tierces et de quintes. On utilise le dodécaphonisme. Il s’agit d’un système harmonique composé d’une suite de douze notes chromatiques (do do# ré ré# mi fa fa# sol sol# la la# si) inventé par Schönberg. La succession de ces notes jouées les unes à la suite des autres provoque une dissonance, un malaise pour l’oreille de celui qui n’est pas habitué à écouter de la musique avec des notes suivant un intervalle aussi court, au service de l’expressivité. Et avec le dodécaphonisme, il est possible de faire un complexe sonore étagé, c’est à dire, de jouer progressivement toutes les notes que peuvent jouer un instrument en même temps, en partant de la note la plus grave à la plus aigu. (registres extrêmes). Très dissonant et dérangeant. Varèse en était un fervent utilisateur. Webern, a lui aussi, mis en valeur un autre style de jeu. C’est la Klangfarbenmelodie. De l’Allemand Mélodie de timbre, il s’agit de prendre une ligne musicale et de faire jouer chaque instrument une note de cette ligne les un à la suite des autres sans briser le rythmes. (comme si en lisant un texte, chacun son tour lisait un mot sans briser le rythme de lecture). Tous ses procédés ont permis de révolutionner la musique savante. Et suite à ça. Certains compositeurs sont aller encore plus loin.

Notes utilisées en dodécaphonisme pour faire des montées ou des descentes chromatiques. (demi ton par demi ton.)

Notes utilisées en dodécaphonisme pour faire des montées ou des descentes chromatiques. (demi ton par demi ton.)

En effet, une fois ces évolutions entrées dans les mœurs. Certains compositeurs ont décider de créer une autre musique savante. C’est ainsi que l’on bascule progressivement à la musique savante contemporaine. Il y a d’abord, la naissance de la musique mixte, alternant parties orchestrales et musique électroacoustique avec l’enregistrement sur bande magnétique à l’époque, de sons du quotidien, modifiés manuellement pour obtenir des sons nouveaux. Avec notamment Varèse et son oeuvre Désert.

Puis. La musique instrumentale fini par totalement disparaître avec la naissance de la musique concrète ou acousmatique , musique où le son enregistré est travaillé pour obtenir une création artistique. C’est en opposition à la musique abstraite (où on utilise des instruments, des partitions etc.). Et progressivement, de nouveaux instruments voient le jour. Tels que les onde martenot (Instrument inventé par Maurice Martenot, il s’agit de l’un des plus anciens instruments électronique de 1918, composé d’un clavier et de divers mécanismes, il permet de modifier la fréquence du son et évoque des « vois venues d’ailleurs ».) ou alors, les pianos préparés de John Cage (piano sur lequel on installe des objets directement sur les cordes afin de modifier les notes produites par le clavier.)

Une Onde Martenot.

Une Onde Martenot.

Ce sont toutes ses évolutions qui ont fait de la musique moderne, une musique totalement inédite. Mais comme dit plus haut. Dans la musique moderne il y a aussi de la tonalité. Et d’autres choses encore diverses et variées. Cette liste n’est pas exhaustive. Néanmoins je voulais parler de ce sujet qui me plaît beaucoup et qui est trop souvent oublié.

Schönberg.

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Petite biographie : 

Né le 13 Septembre 1874 à Vienne et meurt le 13 Juillet 1951 à Los Angeles. Il est à l’origine de nombreux bouleversement de la musique tonale. Il fonde avec ses élèves Berg et Webern la seconde école de Vienne. Puis il devient professeur de musique. Il a eu pour élève notamment John Cage. Il compose au début de sa carrière des œuvres dans lequel on sent son admiration pour Wagner et Strauss, puis il s’éloigne de la musique tonale pour finir par ne plus du tout utiliser ce système. L’Europe est divisée entre musique tonale et musique atonale. C’est le Sprechgesang avec le Pierrot Lunaire en 1912 qui marqua définitivement la rupture et fait de lui l’un des compositeur les plus influent de son temps. Mais les anti-atonalistes n’hésitent pas à perturber ses concerts et à demander son renvoi de son rôle de professeur. Juif et membre d’un courant artistique que le régime nazi considère comme dégénéré, Schönberg est obligé de fuir son pays en 1933. Il s’installe aux États-Unis. En 1948 il compose Un Survivant de Varsovie. Un oratorio (œuvre lyrique dramatique, sans mise en scène, ni décor, composé pour une voix soliste (narrateur) et un orchestre, son sujet et souvent religieux, mais parfois aussi profane.). A la fin de sa vie il revient vers une forme de tonalité et enseigne la musique jusqu’à sa mort.

Un survivant de Varsovie :

Morceau composé par Schönberg en 1948, elle est pour un narrateur pratiquant le sprechgesang en anglais (avec quelques exclamations allemandes), un orchestre et un choeur d’hommes chantant en Hébreux. Le morceau raconte l’histoire d’un survivant de Varsovie qui ne se rappelle pas comment il a atterri dans un camp de concentration. Il raconte son histoire et le morceau se termine par un chant hébreux extrait du Deutéronome, livre du canon de la Bible.  C’est un morceau qui me plaît beaucoup. Très expressif. Très fort. Tout au long du morceau, malgré la non pulsation, malgré l’atonalité, on sent une tension qui va crescendo jusqu’à la fin. Le chant en hébreux où elle atteint son paroxysme.

Les paroles : 

I cannot remember everything. I must have been unconscious most of the time. I remember only the grandiose moment when they all started to sing, as if prearranged, the old prayer they had neglected for so many years – the forgotten creed! But I have no recollection how I got underground to live in the sewers of Warsaw for so long a time.

 The day began as usual: Reveille when it still was dark.Get out! Whether you slept or whether worries kept you awake the whole night. You had been separated from your children, from your wife, from your parents; you don’t know what happened to them – how could you sleep?

 The trumpets again – Get out! The sergeant will be furious! They came out; some very slowly: the old ones, the sick ones; some with nervous agility. They fear the sergeant. They hurry as much as they can. In vain! Much too much noise, much too much commotion – and not fast enough! The Feldwebel shouts: “Achtung! Stillgestanden! Na wirds mal ? Oder soll ich mit dem Jewerkolben nachhelfen? Na jutt; wenn ihr’s durchaus haben wollt“. The sergeant and his subordinates hit everyone: young or old, strong or sick, guilty or innocent. It was paintful to hear them groaning and moaning. I heard it though I had been hit very hard, so hard that I could not help falling down. We all on the ground who could not stand up were then beaten over the head.

I must have been unconscious. The next thing I heard was a soldier saying: “They are all dead”, where upon the sergeant ordered to do away with us. There I lay aside – half-conscious. It had become very still – fear and pain.

Then I heard the sergeant shouting: “Abzählen!” They started slowly and irregularly: one, two, three, four – “Achtung!” the sergeant shouted again, “Rascher! Nochmal von vorn anfangen! In einer Minute will ich wissen, wieviele ich zur Gaskammer abliefere! Abzählen!” They began again, first slowly: one, two, three, four, became faster and faster, so fast that it finally sounded like a stampede of wild horses, and all of a sudden, in the middle of it, they began singing the

Shema Yisroel:

Shem’a Yisroel Adonoy eloheynu Adonoy ehod

Veohavto et Adonoy eloheycho bechol levovcho uvchol

nafshecho uvechol me’odecho

Vehoyu hadevorim hoele asher onochi metsavecho hayom

‘al levovecho

Veshinontom levoneycho vedibarto bom beshivtecho

beveytecho uvelechtecho baderech uvshochbecho

uvekumecho.

Traduction :

Je ne peux pas me rappeler de tout, j’ai dû perdre conscience tout le temps. Je ne me souviens que du grandiose instant où, comme un fait exprès, tous se mirent à chanter la vieille prière, négligée depuis tant d’années ; la foi oubliée ! Mais j’ignore comment j’ai pu me retrouver sous terre, à vivre dans les égouts de Varsovie pendant si longtemps Journée habituelle. Réveil bien avant le jour. Sortez ! Que le sommeil ou les soucis aient habité toute votre nuit. Vous êtes loin des vôtres, de vos enfants, de votre femme, de vos parents ; vous ignorez où ils sont, comment dormir ?

 Les trompettes encore. « Sortez ! le sergent sera furieux ! ». Ils sortaient, les uns au pas, les vieillards, les malades ; d’autres, nerveux se bousculant. Ils craignent le sergent. Ils se dépêchèrent comme ils le pouvaient. En vain ! Beaucoup trop de bruit, trop d’agitation, et pas assez vite ! Le Feldwebel crie : “Silence! Gare à vous! Soit, vous obéissez, ou faut-il que je vous aide avec la crosse de mon fusil ? Eh bien, si vous y tenez absolument ! » Le sergent et ses subordonnés frappèrent tout le monde : jeune ou vieux, fort ou faible, responsable ou innocent. Quelle peine de les entendre geindre et se plaindre. J’ai entendu, bien qu’on m’ait frappé bien fort ; si fort que je suis tombé malgré moi. On frappa ensuite sur la tête tous ceux d’entre nous qui ne pouvaient se relever.

 J’ai dû perdre conscience. Je me souviens ensuite d’un soldat disant : « Ils sont tous mort. » Et puis, le sergent ordonna qu’on nous enlève de là. Je gisais à l’écart, mi-conscient ; il y eut alors un grand calme. Crainte et souffrance. Puis j’entendis le sergent crier : « Comptez-vous ! »

Ils commencèrent lentement et irrégulièrement : un, deux, trois, quatre. « Silence ! », cria à nouveau le sergent. « Plus vite ! Recommencez ! Dans une minute je veux savoir combien j’en envoie à la chambre à gaz ! Comptez-vous ! ». Ils recommencèrent, d’abord lentement : un, deux, trois, quatre, puis de plus en plus vite que si c’était le bruit d’un galop de chevaux sauvages, et soudain en plein milieu, ils commencèrent à chanter le Shema Yisroel :

Ecoute, Israël ! L’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.

Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute

ton âme et de toute ta force.

Et ces commandements que je te donne aujourd’hui

seront dans ton cœur.

Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand

tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand

tu te coucheras et quand tu te lèveras.

Deutéronome 6, 4-7

Pour aller plus loin. Je vous propose, d’autres morceaux de musique moderne que vous pourrez écouter.

Webern – BACH WEBERN Fuga (Offrande musicale Ricercar à 6 voix) (orchestration utilisant la Klangfarbenmelodie)

Pierre Henry – Variation pour une porte et un soupir (1963) (Musique concrète ou acousmatique.)

André Jolivet – Concerto pour Onde Martenot et orchestre (1947)

Varèse – Désert (1954) (Exemple de musique mixte.)

John Cage – A Room (morceau pour piano préparé)

Maurice Ravel – Ma Mère l’Oye (exemple de musique moderne tonale)

Olivier Messiaen – Cinq Rechants (1948) > Musique moderne vocale

Le bal des Nigauds @ MJC de Guilherand Granges, le 18/05/13

DSCN0792Le 18 Mai a été une journée musicalement très remplie. Après le concert de la fête de l’Europe de l’après-midi. Le soir avait lieu un concert du Bal des Nigauds à la MJC de Guilherand Granges à 20h. A la base, la soirée devait avoir lieu sur l’Esplanade de la MJ, malheureusement, à cause de la pluie, la soirée s’est déroulée dans la Beaulieu (centre aéré de Guilherand Granges). La pluie découragea également de nombreuses personnes qui fit que cette soirée se déroula dans un comité restreint, néanmoins très convivial et chaleureux.

DSCN0794Musicalement, le Bal des Nigauds, c’est très sympa. C’est bien fait. Ça roule. Visuellement, ça le fait, tous trois pieds nu, vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise rouge, ils mettent à l’aise. Les voix sont agréables. Les musiciens multi-instrumentistes changent de place à tour de rôle pour utiliser tantôt la guitare, puis la batterie, ou encore, une espèce de contrebasse de fortune intrigante, mais au son néanmoins plus qu’intéressant. Les compositions, sont surtout des détournements de chansons (comme « Les champs et les Prés ».) Ce n’est pas le groupe du siècle. Nonobstant, il s’agit d’un groupe d’animation de qualité, très sympathique, proposant des morceaux dansants dignes de bals populaires. C’est à dire le groupe parfait pour ce genre de soirées festive auxquelles il fait bon d’aller.

Valence fête l’Europe – 18/05/13

Ce Samedi après-midi, Valence a connu son Eurovision. En invitant cinq groupes provenant de villes jumelles il a offert aux spectateurs une après-midi placée sous le signe de l’éclectisme et du partage. Le concert a commencé aux alentours de 13h40 et s’est terminé vers 18h et c’est 2 plus 1 de Satu Mare en Roumanie qui a ouvert le bal. Composé de deux filles et d’un garçon, tout trois jeunes (16/17 ans), ce groupe formé il y a 2/3 semaines a impressionné le jury et le public au bout de quelques instants. Les trois voix sont belles, l’harmonie est trouvée et ils sont aussi multi-instrumentiste (piano, guitare, flûte), ce qui donne de nombreuses possibilités au groupe. Malheureusement, comme 2 plus 1 n’a que quelques semaines, ils n’ont pas pu présenter de compositions (laps de temps trop bref) et ont du coup proposés un répertoire plutôt de variété : We are the world, You raise me up… De la chanson à voix, en somme, pour eux trois qui ont de belles voix et qui chantent juste, surtout. Ce fut une jolie prestation, tout en douceur et humilité qui a ainsi ouvert cette après-midi musicale.

Reprise d’une chanson Roumaine dont j’ignore le nom.

Extrait de leur version de You Raise Me Up (désolée pour la mauvaise qualité d’image, j’avais oublié de passer en HD..)

Au bout d’une bonne demi-heure, 2 plus 1 termine sa prestation. C’est le temps d’une petite pause… Qui dura plus longtemps que prévu, car Stefano Corona (le trio Italien), avait disparu. Mais quelques minutes après ils ont fait leur grand retour et ont pu monter sur scène. Légèrement plus âgé que le groupe précédent, c’est dans un tout autre style que nous avons été plongés. Composé d’un chanteur et de deux guitaristes acoustiques, choristes, nous sommes un peu dans le « cliché » Italien. Quelques balades très expressives avec un chanteur qui bouge beaucoup, qui joue avec sa voix dans différents registres et qui est véritablement la star du groupe. On ne voit que lui, il utilise très peu ses choristes qui eux aussi chantent juste. Ils ont interprétés quelques compositions en italien, mais aussi quelques reprises en anglais. C’était sympa. Si on oublie un peu le côté artificiel du chanteur légèrement diva, Stefano Corona a tout de même une voix très jolie, modulable et qu’il maîtrise parfaitement. C’était une jolie prestation, car quoi qu’on puisse dire, ce trio a fait le show, rien à voir avec 2 plus 1 qui était plus dans la retenue. Les guitaristes étaient eux aussi très doués.

La chanson italienne par excellence.

Jolie reprise de One Day d’Assaf Avidan. Pas évident, mais il s’en sort bien.

Une fois le set des Italiens terminé, ce fut au tour des français des Crimers de venir sur scène. Encore une fois, changement total de registre. On passe a du rock en anglais (ce qui est dommage quand on représente un pays.) Musicalement, c’est bien fait. Malheureusement, c’est un peu du vu et revu. Les compositions étaient simples. Ce qui fait que malgré le look anglais classe que tous les membres avaient… Il n’y avait rien de transcendant. Ça se laisse écouter, mais ça n’apporte pas grand chose au monde de la musique. L’un des guitaristes bougeait beaucoup. Ils ont mis l’ambiance. Mais une fois les premières compositions passées, on a l’impression que ça tourne un peu en rond, même si, encore une fois, dans le style c’est plutôt bien mené. Ce fut, néanmoins, un bon moment malgré tout.

Une composition dynamique. Certes, pas très innovantes, mais sympathique tout de même.

Plus dans le style dub, c’est la composition qui s’éloigne le plus du registre constant du groupe.

Vint alors le tour du groupe allemand Homemade. Cette fois-ci, l’écart des registres est beaucoup moins important, puisque le quatuor proposait de la pop bien rythmée. Malheureusement encore une fois, les paroles étaient en anglais, ce qui est fort dommage, mais c’est ainsi. Les musiciens étaient jeunes, mais pour autant leurs morceaux étaient au point, c’était efficace. Les compositions encore une fois, n’étaient pas transcendante, surtout que les voix des deux chanteurs n’étaient pas non plus, les voix du siècles. Mais il n’empêche qu’ils étaient bien plus simple que les Crimers ce qui les rendait aussi plus agréable à écouter et à voir. Ils étaient là à jouer leurs morceaux, sans prétention aucune, et c’était agréable. Un joli moment festif.

De la pop, certes pas très innovante, mais dans le style, bien exécutée.

Un petit groupe sympa qui se laisse écouter sans prise de tête.

Enfin, pour conclure ce tremplin, ce fut au tour des rappeurs polonais de Sticky Icky de prendre possession de la scène. Et là, c’est LA révélation du concert. On change de registre à nouveau, mais c’est la grosse gifle. Musicalement, c’est extrêmement bien fait. Le bassiste est très bon, le synthé avec des sons old school claque, il sonne très bien et lorsque l’on sait que la claviste à 16 ans, on ne peut qu’être plus impressionné. Le batteur est très calé, tout est en osmose. L’instrumental sonne funk, c’est extrêmement bien fait, ça groove. On a envie de bouger et le flow du chanteur est mémorable. C’est en Polonais, donc je ne comprenais pas vraiment les paroles, mais en tout cas, il est très charismatique, et son phrasé colle parfaitement à la musique. Ça envoi sec, c’est entraînant, très agréable. Moi qui était un peu sur mes gardes lorsque l’on m’avait parlé de rap polonais, j’ai totalement adhéré et je ne pense pas être la seule. Pour moi c’était eux. La plus belle surprise de cette après midi musicale. A écouter et réecouter sans modération ! En plus de ça, ils enchaînaient les morceaux très rapidement, c’était très pro, très intense et plus fort que tout ce que l’on avait entendu précédemment.

Un morceaux culte !

Du gros son de Swidnica !

Après le passage de tous les groupes, chacun avait son petit avis concernant le gagnant de cette après-midi. Pour moi, c’était Sticky Icky. Je vous laisse découvrir le résultat :

Ainsi, c’est 2 plus 1 qui a remporté ce tremplin ! Je ne conteste absolument pas ce résultat, je le comprends. Ces trois jeunes ont éblouis un peu tout le monde avec leurs magnifiques voix. C’est une victoire plus que méritée. Et puis, le rap, est un style qui ne passe pas partout. C’était vraiment une superbe manifestation. Si le mauvais temps n’avait pas été de la partie, le concert se serait déroulé en plein centre ville et ça aurait été terrible ! Mais c’est ainsi. J’ai pu interviewer chaque groupes après le concert et c’était encore une fois très enrichissant. Si Sticky Icky étaient aussi excellent musicalement qu’humainement, les vainqueurs 2 plus 1 ont fait preuve d’une humilité touchante. Le trio de Stefano Corona ainsi que Homemade étaient sympa aussi, mais on sentait de la fatigue après cette grosse après-midi. Enfin, quant aux Crimers, je ne peux pas vraiment parler, puisque ceux-ci n’ont pas attendus de pouvoir être interviewer avant de partir. Tant pis pour eux. C’était tout de même une très chouette après-midi. Et je félicite le comité de jumelage ainsi que la ville de valence pour avoir réussi à réunir 4 groupes étrangers dans la petite ville de Valence !

Les acteurs de cette après-midi : tous les groupes et le jury !

Les acteurs de cette après-midi : tous les groupes et le jury !